4 novembre 2016 – Audience sur le Conseil des universités : légitimité, expertise-conseil et imputabilité au cœur des préoccupations des étudiantes et étudiants.

MONTRÉAL, le 4 novembre 2016 – L’Union étudiante du Québec (UEQ) présentera aujourd’hui son mémoire dans le cadre des consultations sur la création d’un Conseil des universités du Québec (CUQ). Elle mettra l’accent sur ses priorités, c’est-à-dire que le Conseil devra être constitué de l’ensemble des parties prenantes du milieu universitaire, qu’il offrira une expertise-conseil en matière de reddition de comptes et de développement des universités ainsi que la nécessité d’accroître l’imputabilité de ces dernières, entre autres, en ajoutant au mandat du Vérificateur général la surveillance de l’ensemble des universités.

Appuyant la création d’un tel conseil, l’UEQ souhaite que celui-ci soit érigé avec l’ensemble des parties prenantes afin que tous aient voix au chapitre. En ce qui concerne les étudiants, cela signifie au minimum des représentants des trois cycles d’études ainsi qu’un représentant pour la formation continue. « L’ensemble des partenaires doivent être à l’aise avec leur représentation sur le conseil. Nous ne devons occulter aucune des parties prenantes du milieu. Le CUQ ne peut avoir comme acte fondateur une crise de légitimité à ce sujet », a averti Guillaume Raymond, vice-président de l’UEQ.

Ensuite, l’UEQ désire que le Conseil devienne un organisme indépendant du ministère et des conseils d’administration des établissements afin de pouvoir effectuer un rôle d’organisme expert en évaluation de l’administration des établissements universitaire. L’UEQ souhaite que le Conseil soit un partenaire des élus et élues pour tout ce qui touche le développement du réseau universitaire, notamment par l’élaboration d’un plan quinquennal.

L’UEQ exprime aussi son souhait que le CUQ devienne un outil pour faciliter la reddition de comptes des universités, et elle recommande à cette fin que le Conseil normalise les rapports annuels des universités et qu’il puisse exiger des éléments supplémentaires de reddition de compte des universités. C’est pourquoi l’UEQ recommande que le Conseil des universités du Québec soit invité en tant qu’expert à participer aux audiences de la Loi 95 auxquelles sont soumis les gestionnaires d’université.

Enfin, afin de solidifier la confiance de la population envers les universités, nous suggérons un ajout au projet de loi. Nous croyons nécessaire d’étendre le mandat du Vérificateur général du Québec à l’ensemble des universités québécoises. « Cet élargissement du mandat du Vérificateur général permettrait d’augmenter la transparence des administrations universitaires et préviendrait des incidents similaires à celui de l’îlot voyageur causé par l’opacité des directions de nos universités », a déclaré Guillaume Raymond.

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À propos de l’Union étudiante du Québec

L’Union étudiante du Québec a pour mission de défendre les droits et intérêts de la communauté́ étudiante, de ses associations membres et de leurs membres, en promouvant, protégeant et améliorant la condition étudiante et la condition des communautés locales et internationales. Elle compte plus de 72 000 membres universitaires à travers le Québec.

Le mémoire de l’UEQ a également reçu l’appui de l’Association étudiante de la télé-université (AÉTÉLUQ) qui représente les 18 000 étudiantes et étudiants de la TÉLUQ.

Renseignements :

Alexandre Ducharme
Attaché politique de l’UEQ
(514) 497-2602
politique@unionetudiante.ca