Gabriel Nadeau-Dubois et les étudiants s’opposent à la ministre de l’éducation

Montréal, le 25 mai 2018 – Accompagné des représentants de l’Union étudiante du Québec (UEQ) et de la Confédération pour le rayonnement étudiant en ingénierie au Québec (CRÉIQ), Guillaume Lecorps et Wendy Vasquez, le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois a pressé la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, de ne pas aller de l’avant avec sa proposition de déréglementation des frais de scolarité pour étudiants étrangers.

Cette dernière a été présentée dans le cadre de la réforme du mode de financement des universités présentée la semaine dernière. Environ 6400 étudiants provenants de l’extérieur du Canada seraient touchés par la mesure.

« Ce ne sont pas que les étudiantes et étudiants étrangers qui vont payer la facture de cette nouvelle politique, nos régions aussi. En libéralisant complètement les frais, le gouvernement va créer un climat de compétition intenable pour les universités des régions. Au lieu de transformer les étudiants étrangers en vache à lait pour les grandes universités de la métropole, il faut mettre en place une réelle vision pour que les universitaires internationaux viennent enrichir toutes les régions du Québec», déclare M. Nadeau-Dubois.

« Ce printemps la ministre avait pourtant fait un pas dans la bonne direction en mettant en place une directive budgétaire afin d’encadrer la rémunération des recteurs. Ce revirement soudain ressemble à un retour d’ascenseur pour permettre aux recteurs se lancer dans une compétition débridée pour recruter les étudiants et étudiantes de l’étranger», a-t-il ajouté.

« Les étudiantes et les étudiants internationaux seront durement touchés par la politique de financement de Mme David. Cette déréglementation va nuire à nos universités en région, avantager une poignée d’universités montréalaises et faire croître l’offre de cours en anglais dans nos universités francophones » a également soutenu Guillaume Lecorps, président de l’UEQ.

« Le gouvernement essaie de nous faire croire que la déréglementation des frais permettra aux universités de les réduire. Or, on observe depuis la déréglementation partielle de 2008 que c’est faux. McGill perçoit déjà deux fois plus de frais de scolarité pour les étudiantes et les étudiants internationaux en ingénierie que l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Avec la nouvelle formule de financement, ces sommes ne seront plus partagées avec l’ensemble du réseau universitaire pour pallier aux iniquités » a conclu Wendy Vasquez, présidente de la CRÉIQ.

 

Renseignements:

Camila Rodriguez-Cea | Québec solidaire

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