Réalisations de l’UEQ

80 M$ en prêts et bourses

En 2016, le gouvernement du Canada a aboli le crédit d’impôt pour les études et l’achat de matériel scolaire. Une partie des économies réalisées ont alors été utilisées pour bonifier les programmes de bourses et prêts canadiens. Or, le Québec, ayant son propre régime, l’Aide financière aux études (AFE), ne participe aux programmes fédéraux. Le gouvernement du Québec a alors utilisé son droit de retrait pour récupérer les sommes provenant du fédéral sans toutefois prévoir les investir dans le régime d’AFE. Dès lors, l’UEQ a fait pression sur le Ministère de l’Enseignement supérieur afin que ces sommes, qui revenaient de droit aux étudiantes et aux étudiants, servent à bonifier l’AFE. Au terme de sa campagne, l’UEQ a réussi à convaincre le gouvernement du Québec à bonifier de 80 millions de dollars le régime d’AFE. Concrètement, c’est 462$ de plus par année pour près de 150 000 bénéficiaires de l’AFE et 994$ de plus pour les parents-étudiants monoparentaux. Pour plus d’information, cliquez ici.

Enquête panquébécoise sur la santé psychologique

En 2017-2018, les membres de l’UEQ ont créé un comité de travail sur la santé psychologique visant à regrouper les associations étudiantes québécoises afin de mener une enquête sur la santé psychologique des étudiantes et des étudiants universitaires. Cette enquête a été menée à l’automne 2018 dans 14 établissements universitaires et elle rassemblait 21 associations étudiantes de partout au Québec. À terme, l’UEQ a récolté les réponses de près de 24 000 étudiantes et étudiants avec un taux de participation global de plus de 16%, ce qui en fait, à ce jour, la plus grande enquête jamais menée par le mouvement étudiant. Au cours des prochains mois, l’UEQ analysera les données recueillies et dressera l’état de la situation de la santé psychologique dans les universités. Ces résultats permettront de revendiquer de meilleurs services et une aide plus adaptée pour répondre aux enjeux de santé psychologique sur les campus universitaires du Québec.

Protection des droits des personnes en situation de déficience fonctionnelle majeure

Durant l’été 2018, le Ministère de l’Enseignement supérieur a discrètement modifié un critère d’admissibilité aux bourses de l’Aide financière aux études (AFE) pour les étudiantes et les étudiants en situation de déficience fonctionnelle majeure. Cette modification, faite sans avertir qui que ce soit, exigeait de ces étudiantes et de ces étudiants de faire évaluer leur incapacité à rembourser un prêt par un médecin pour recevoir leur aide financière. Immédiatement, l’UEQ a dénoncé cette nouvelle condition. Le but du Ministère était de réduire l’aide donnée à des étudiantes et à des étudiants en situation de handicap lourd – une chose inacceptable. Après quelques rencontres entre l’UEQ et le Ministère, le gouvernement a fait marche arrière.

Lutte aux violences à caractère sexuel

Dès sa première année d’existence, l’Union étudiante du Québec (UEQ) s’est mise au travail afin de trouver des manières concrètes de combattre les violences à caractère sexuel dans nos institutions universitaires. En collaboration avec plusieurs partenaires de la société civile, l’UEQ a milité pour la mise en place de la loi et du financement pour implanter de nouvelles ressources sur les campus à travers la province. Mémoire et revendications lors des consultations publiques, rencontres avec les élues et les élus, sorties de presse, audience en commission parlementaire : rien n’a été laissé au hasard pour voir enfin s’implanter de réelles actions de prévention et d’intervention. Résultat : les politiques, développées en consultations les associations étudiantes, ainsi que les services entreront en vigueur dès l’automne 2019. Bien entendu, il ne s’agit que d’un premier pas dans la bonne direction. L’UEQ continuera de lutter pour s’assurer que les services soient toujours suffisants, en mettant systématiquement les personnes survivantes au coeur de nos préoccupations. Pour plus d’information et pour consulter nos mémoires, cliquez ici.

Campagne #JustePart et financement de la recherche étudiante

Entre 2011 et 2014, le gouvernement du Canada a coupé le financement des trois organismes subventionnaires fédéraux (OSF). À leur point le plus élevé, ces coupes représentent, ensemble, une diminution de 32,0 M$ de leur budget annuel. De plus, depuis 2014, le gouvernement avait très peu réinvesti dans les programmes de bourses étudiantes. C’est pourquoi notre principale demande lors de la semaine d’action à Ottawa, Advocacy Week (organisée conjointement avec notre partenaire fédéral, la Canadian Alliance of Student Associations) était l’augmentation du montant dédiée aux bourses de recherche pour la communauté étudiante, dans les trois organismes subventionnaires. Lors de cette semaine, nous avons pu obtenir des engagements de plusieurs ministres, députées et députés à ce sujet. C’est pourquoi nous avons lancer la campagne #JustePart, une campagne positive, en janvier 2019, afin de rappeler ces promesses aux élues et aux élus. Ce fut une réussite! En janvier 2019, le gouvernement a choisi de remettre 114 millions de dollars sur cinq ans et 26,5 millions de dollars les années suivantes aux trois organismes subventionnaires fédéraux. Concrètement, c’est 500 nouvelles bourses pour la maitrise et 167 nouvelles bourses pour le doctorat, par année, qui seront accordées pour la recherche de la communauté étudiante.

Soutien à la CRAIES pour la compensation du stage 4 en enseignement

En décembre 2016, les associations étudiantes participant à la CRAIES (Campagne de revendication et d’actions interuniversitaires des étudiants et étudiantes d’éducation en stage) et l’UEQ, par l’intermédiaire d’un comité de travail spécifique, se sont alliées dans le but d’obtenir une compensation financière pour les étudiants et les étudiantes en enseignement qui sont en stage final de prise en charge. Pour ce faire, la CRAIES et l’UEQ ont mené un ensemble d’activités de représentation et de moyens de pression, qui ont ultimement amené le gouvernement du Québec à compenser ce stage de 3 900 $ par étudiante ou étudiant.

Soutien à la FIDEP pour la compensation de l’internat en psychologie

En 2016, un CTS a été créé pour soutenir les revendications de la Fédération interuniversitaire des doctorants et des doctorantes en psychologique (FIDEP) qui revendiquaient que l’internat obligatoire pour les doctorants et les doctorantes soit compensé financièrement. Un terrain d’entente a finalement été trouvé avec le gouvernement et a permis la création d’une bourse de 25 000 $ par étudiante ou étudiant qui a été remise dans le cadre des internats effectués dans les secteurs public, parapublic et communautaire.

Bannissement des bouteilles d’eau sur les campus universitaires

À l’écoute de la volonté de ses associations membres, l’UEQ a mis sur pied une campagne pour enrayer l’usage des bouteilles d’eau en plastique sur les campus universitaires. Cette dernière a permis de développer une multitude d’outils afin de soutenir les associations étudiantes locales dans leurs revendications auprès de leur administration. S’inspirant des leaders dans le domaine comme l’Université de Sherbrooke, la mouvance de sensibilisation et de pression a contribué à faire bouger des universités comme McGill, qui a retiré de ses campus les bouteilles d’eau à usage unique au printemps dernier. C’est aussi ça, une association étudiante nationale forte : un lieu de rassemblement et d’idées où peuvent s’entraider les forces vives du mouvement étudiant.