Violences à caractère sexuel

Contexte

Les violences à caractère sexuel constituent un problème majeur dans la société québécoise. Les quelques données recueillies années après années démontrent l’ampleur du problème. Dans le milieu universitaire, on ne fait malheureusement pas exception. Celui-ci reproduit, comme la plupart des sous environnements d’une même société, les schèmes et normes observées dans l’espace social duquel il fait partie. Or, les campus universitaires ont cette particularité en ce qu’ils sont des lieux de socialisation relativement fermés, avec les avantages et les inconvénients que ¬ça comporte. En fonction des normes établies, il est donc plus simple de faire respecter certaines normes par les actrices et acteurs sociaux, mais aussi de les observer, quantifier, analyser et les contrôler. Toutefois, il va sans dire qu’orchestrer un changement de culture et de mentalité devra se faire sur le long terme.

Selon nous, il faudrait carrément interdire toutes relations sexuelles entre professeurs et étudiants lorsqu’on est en situation d’autorité directe, comme lorsqu’on suit un cours. Dans [ce cas de figure], le consentement donné par l’étudiant ne peut pas être valide à cause de la relation d’autorité.Simon Telles, président de l'UEQ (2017-2018)

Mémoire déposé dans le cadre des consultations sur les violences à caractère sexuel