Annuellement, au Québec, plus de 120 000 personnes réalisent des stages collégiaux ou universitaires. Or, seuls 16% de ces stages sont rémunérés. Cela signifie que plus de 100 000 personnes étudiantes travaillent gratuitement chaque année au Québec, alors même que la précarité étudiante ne fait qu’augmenter.
De plus, les stages non payés sont particulièrement fréquents dans les domaines à prédominance féminine, ce qui contribue à l'invisibilisation et la dévalorisation du travail socialement associé aux femmes et aux iniquités salariales de genre.
Le Programme de bourses Persévérance, mis en place en 2019, est insuffisant et doit être bonifié. Le montant des bourses offertes est trop faible, et celles-ci se limitent uniquement aux stages finaux. Par ailleurs, de nombreux programmes qui répondent aux critères actuels du Programme ne sont pas éligibles, et ce pour des raisons arbitraires.
Il n’est pas normal qu’au Québec, des milliers de stagiaires travaillent gratuitement, alors même que la population étudiante a de la difficulté à se loger et à se nourrir.
L’UEQ et la FECQ demandent donc que tous les stages soient payés.